Les troupes du groupe d'armées « centre » menées par le Generalfeldmarschall Ferdinand Schörner continuent elles à se battre en Bohême et en Saxe jusqu'au 11 mai, date à laquelle elles se rendent aux forces soviétiques du 1er front ukrainien dirigées par le maréchal Ivan Konev[116]. Le 5 décembre les troupes soviétiques contre-attaquent, contraignant les Allemands à battre en retraite et à abandonner de grandes quantités d'équipement et de matériel. De l'autre, Hitler surveille lui aussi l'évolution des forces armées, la stratégie d'approvisionnement, au travers du ministre Albert Speer. Histoire de l'Armée allemande, 1939-1945 (French Edition) Les navires de la Kriegsmarine interviennent alors de manière efficace, contribuant avec leur puissance de feu à la défense et permettant l'évacuation de centaines de milliers de soldats et de civils avant l'arrivée des troupes soviétiques. Il est alors prévu qu'à la fin de celles-ci, les volontaires entrant dans l'armée avant la fin de leurs deux années de service pourraient prolonger leur contrat dans l'armée soit de quatre ans et demi ou à vie avec une promotion plus avantageuse[28]. Il passe un accord avec Carl Bosch, propriétaire d'IG Farben, pour sécuriser l'approvisionnement en produits chimiques contre des allégements fiscaux. Les militaires adhèrent donc majoritairement aux projets de Hitler et combattent avec efficacité et discipline lors du conflit, malgré sa longueur et sa grande violence[147]. Le 2 août 1934, le chancelier devient chef suprême des forces armées, le serment des soldats allemands envers le Führer est imposé[17]. Cette méthode est d'ailleurs également employée par l'Armée de terre et l'aviation. Par la suite, la Wehrmacht perd le contrôle de l'Afrique du Nord et de la Sicile, puis doit battre en retraite sur le vaste territoire de l'Union soviétique après la bataille de Koursk de l’été 1943. Les forces armées allemandes expérimentent de nouvelles tactiques militaires aussi bien sur terre que dans les airs. Sur la même période, 317 154 autres tonnes sont coulées dans la Manche et la mer du Nord aussi bien par les avions, que les navires ou les sous-marins allemands[19]. Hitler réintroduit le service militaire obligatoire. Au sein de l’Abwehr, les services secrets allemands, l'amiral Wilhelm Canaris et le colonel Hans Oster essayent d'entraver la guerre d'agression nazie en fournissant des informations aux Alliés, les résultats ne sont cependant pas à la hauteur des attentes. Hello Select your address Books Hello, Sign in. L’armée Allemande 27 juillet 2016 27 juillet 2016 Marc Pilot. La guerre civile espagnole est la première occasion pour la Wehrmacht de se mesurer aux armées adverses. Le mois précédent, la Wehrmacht aligne sur le front Ouest, malgré les ponctions opérées pour la défense de Berlin, 462 000 soldats, soit 59 divisions sous-équipées[7], correspondant au quart des unités de l'armée de terre allemande à cette date[3]. Le parti nazi, encouragé par Goebbels et Bormann, tente d'allumer des contrefeux, mais doit aussi faire face, comme à l'Est, à un discrédit total, voire à la haine de la population; tout ce qui rappelle le contrôle qu'il exerce est systématiquement rejeté par la population, un membre du SD note ainsi, le 15 mars 1945, que les habitants des secteurs encore tenus par les troupes allemandes à l'Ouest du Rhin ont enlevé l'iconographie du régime de leur voisinage[37]. Lors de la capitulation du 3ème Reich à Berlin, le 8 mai 1945, les effectifs de l'Armée française se montèrent à un total de 700000 hommes. Parmi les équipages de sous-marins, qui luttent fidèlement jusqu'à la reddition finale, on compte 25 870 morts sur un total de 40 900 hommes embarqués durant la guerre. Elles infligent ainsi une défaite à l'armée britannique dans la bataille de Gazala et reconquiert ainsi la Cyrénaïque avec notamment la prise de la place forte de Tobrouk le 20 juin[81]. Königsberg tombe le 9 avril[106] : la ville est évacuée par la mer depuis le 15 janvier, 300 000 soldats et 962 000 civils ont ainsi pu s'enfuir. La nouvelle Reichsmarine née en 1921, est réduite à une flotte de drageurs de mine, de remorqueurs et de vieux cuirassés. Elle est imaginée par le général Erich von Manstein et développée par l'état-major général avec la contribution de Hitler. La conscription dure initialement un an, mais le 24 août 1936 sa durée passe à deux ans. Dans le cas de la Luftwaffe par exemple, le ministère de l'Aviation[g] se consacre uniquement au développement et à la production des avions, avant tout militaires, mais également civils. C'est sous le commandement du social-démocrate Schröder que l'armée allemande, en bombardant la Serbie en 1999, est retournée au combat pour la première fois depuis 1945. À ces groupes d'armées vient s'ajouter le groupe Bernolak, slovaque, constitué de trois divisions et d'un groupe mobile[49]. Les troupes stationnées sur les côtes françaises sont ainsi retirées progressivement et transférées vers d'autres destinations pour mener d'autres opérations[68]. L'armée britannique entre autres est contrainte d'évacuer à Dunkerque, la résistance ennemie est à terre, la France doit abandonner la lutte et signer l'armistice acceptant ainsi l'occupation allemande[66]. L'Allemagne sera alors divisée entre les quatre grandes puissances alliées : la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'URSS. Après quelques hésitations, marquées par l'impatience de Hitler qui contraste avec la prudence de ses généraux[64], en mai 1940 la Wehrmacht se lance dans la grande offensive à l'ouest divisée en trois groupes d'armées : le groupe d'armées A, commandé par Gerd von Rundstedt et constitué de 45 divisions dont 7 blindées ; le groupe d'armée B, commandé par Fedor von Bock, constitué de 29 divisions dont trois blindées et le groupe d'armées C dirigé par Wilhelm List avec 19 divisions. Les Alliés comptent environ 315 000 prisonniers, dont peut-être moins de 10 % sont des effectifs combattants de la Wehrmacht[49]. Les régions orientales se voient privées de ressources économiques afin de satisfaire les exigences de l'armée allemande, et ce sans aucun égard vis-à-vis de la population civile. Durant la période nécessaire à la destruction de l'ennemi idéologico-racial oriental, la Kriegsmarine et la majeure partie de la Luftwaffe seraient affectées à la lutte contre les Britanniques pour minimiser les voies de communication et rejeter les tentatives d'attaques aériennes contre l'Europe occupée[72]. Celui du 6 juin concernant les commissaires politiques ordonne d'exécuter sommairement tout commissaire de l'Armée rouge capturé. Trois brigades indépendantes renforcent la 3e armée. Deux avancent au nord et au sud de la région se rejoignent le 1er avril. Ils décident d'utiliser également des méthodes violentes pour mettre fin aux dérives du Troisième Reich[149]. D’autres unités des 3e et 7e armées américaines coopèrent pour s’emparer de Annweiler, Neunkirchen, Neustadt et Homberg. Après la Seconde Guerre mondiale, les anciens militaires- en particulier les officiers - allemands ont diffusé la mémoire d'une armée "aux mains propres", affirmant qu'elle n'aurait pas participé aux crimes du IIIe Reich. Le DAK devenu entretemps Panzerarmee Afrika[88] puis Deutsch-Italienische Panzerarmee[89] et Heeresgruppe Afrika[90] à la tête duquel se succèdent après Rommel différents généraux avant d'être incorporé au reste des troupes de l'axe en mai 1943[91]. 31 pour former les nombreuses unités nouvelles de cavalerie dont la création est prévue. Après la ré-annexion de ces régions perdues en 1919, Hitler a de nouvelles envies d'expansion, pour la réalisation desquelles ses forces armées sont nécessaires. De Munich, le Gauleiter Paul Giesler se retourne contre les vieux adversaires du régime, faisant exécuter d'anciens militants socialistes et communistes, ordonnant une répression extrêmement violente à l'encontre des soldats qui avaient lancé une tentative de coup d'État en Bavière[34]. Surmontant la vision simpliste qui attribue les atrocités de la guerre aux seuls SS et à l'appareil policier allemand, ces historiens ont mis en évidence la part active qu'a prise l'armée allemande, aussi bien son commandement que les groupes de combat sur le terrain, à la politique d'annihilation, de destruction et de répression durant la guerre[120]. Toutes les divisions ne doivent pas être groupées sous plus de deux corps d'armée avec leurs quartiers généraux respectifs. Les accords de Munich sont signés le 29 septembre 1938 par Daladier, Chamberlain, Mussolini et Hitler représentant respectivement la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne. Les Allemands tentent par tous les moyens de contre-attaquer, y compris par des tirs de mortiers super lourds ou par l'envoi de V-2, mais n'arrivent pas à déloger les Américains[45]. Le groupe d'armées Sud, dirigé par Gerd von Rundstedt, est constitué de 34 divisions dont quatre blindées : 1re, la 2e, la 4e et la 5e Panzerdivision, et deux motorisées : la 13e Panzerdivision et la 29e division d'infanterie. Elle se montre d'une efficacité limitée au combat. Il organise en 1944 la tentative d'assassinat de Hitler et de renversement du pouvoir nazi. L'invasion alliée, conjointement avec la prise de Berlin par les Soviétiques, mène inéluctablement à la chute du Troisième Reich et à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, dont les actes de capitulation seront signés le 8 mai 1945. Ainsi, la société hollandaise Ingenieurskantoor voor Scheepsbouw n'est en réalité rien d'autre que la Krupp. La Luftwaffe participe aussi à la guerre des convois, surtout grâce à son bombardier de reconnaissance à grand rayon d'action : le Focke-Wulf Fw 200, surnommé le « fléau de l'Atlantique ». La Kaiserliche Marine est elle aussi particulièrement touchée par le traité de Versailles, la Royal Navy ne voulant pas craindre de voir son prestige et sa suprématie sur les mers diminués[30]. Le document prévoit que la zone des Sudètes peut être occupée militairement par l'Allemagne du 1er au 10 octobre, en échange de quoi les Allemands renoncent à d'autres expansions territoriales futures[43]. Histoire de l'armée allemande : 1939-1945. (2) En ligne le 2 octobre 1939. Elles sont connues de certains officiers supérieurs, comme les généraux von Reichenau, Hoepner et von Manstein, qui approuvent même avec conviction les dispositions antisémites et demandent d'avoir la plus grande fermeté contre « le péril judéo-bolchévique »[125]. Le 21 mars, le quartier général du groupe d'armées H (en allemand : Heeresgruppe H) prend le nom de quartier général du Nord-Ouest ; le général Ernst Busch en prend le commandement, laissant à l’ancien chef du groupe d’armées H — Johannes Blaskowitz — la tête des troupes allemandes isolées aux Pays-Bas (la 25e armée). Le commandement de la Wehrmacht adopte des mesures très fermes pour éviter la diffusion du phénomène : les cours martiales traitent environ 35 000 cas de désertion, à 22 750 reprises elles prononcent des condamnations à mort, lesquelles donnent lieu à environ 15 000 exécutions[154]. Le total des effectifs de l’armée américaine est de 334 473 hommes, y compris les Marines (19 434 hommes). Le tournant arrive avec la seconde bataille d'El Alamein en 1942 et l’échec devant Stalingrad au début de 1943. Grâce à ces méthodes, l'armée allemande est, durant la Seconde Guerre mondiale, au moins jusqu'à la fin de 1943, un instrument parfaitement loyal et fidèle au dictateur. Ordre de bataille et effectifs - Lors de la capitulation du Troisième Reich à Berlin, le 8 mai 1945, les effectifs de l'Armée française se montèrent à un total de 700000 hommes. Pour combler les vides laissés dans leurs rangs, elles font appel à la fin de la guerre aux membres de l'organisation des jeunesses nazis, la Hitlerjugend et aux vétérans, qui normalement ne sont pas enrôlés. Le 12 janvier 1945 l'Armée rouge lance son ultime offensive hivernale sur le front de l'Est ; les forces de la Wehrmacht, en grave infériorité aussi bien en termes de moyens que d'hommes, subissent une lourde défaite sur les rives de la Vistule et doivent se replier vers l'Oder où elles reconstituent mi-février un front stable pour couper la route de Berlin. Voir plus d'idées sur le thème uniformes allemands, uniforme, armée allemande. Parallèlement, le Troisième Reich annonce au monde entier l'abrogation des clauses du traité de Versailles contre le réarmement. En 1938, un scandale contraint le ministre de la Guerre Werner von Blomberg à démissionner. Les dernières troupes de la Wehrmacht à se rendre sont tout d'abord quelques noyaux isolés de la 16e et la 18e armées sur les côtes de la mer Baltique, précisément dans le Kurzeme. Au mois de mars 1945, Goebbels, appuyé par Bormann, tentent de développer des argumentaires à destination des unités engagées sur les fronts occidentaux, argumentaire diffusé par des orateurs du parti attachés auprès d'unités combattantes. Le plan de Hitler prévoit la conquête du centre industriel qu'est Stalingrad et le Caucase doté d'importantes ressources pétrolières et minières. D'un côté celui-ci veut restaurer la puissance armée allemande, mais d'un autre il n'appartient pas à la caste aristocratique et militaire traditionnelle. LIRE AUSSI Néanmoins, chaque armée (terre, air, mer) a, en 1938, son commandant en chef : Peut être traduit en français par « Haut Commandement de la Wehrmacht » ou « Haut Commandement des forces armées ». Au début de l'année 1945, le cours de la guerre devient définitivement favorable aux forces alliées en Europe. (1) Le nombre de divisions de l’armée américaine n’est pas connu. Par ailleurs, de jeunes officiers s'organisent au même moment en un petit noyau de résistance interne à la Wehrmacht. Les corps d'armée créés dans les pays occupés par la Wehrmacht sont au départ placés sous le contrôle de l'armée, puis plus tard la plupart deviennent rattachés au commandement SS. Après une série d'échecs de Tresckow en 1943, causés par des circonstances défavorables, le 20 juillet 1944 Stauffenberg parvient à commettre son attentat, mais imparfaitement, et Hitler échappe à la mort. Au contraire, les troupes allemandes doivent faire face à une forte résistance soviétique, particulièrement à Stalingrad. Dans les pays scandinaves qu'elle a conquis (Danemark, Norvège), la Wehrmacht fut nettement moins violente que dans le reste de l'Europe occupée. Ces chiffres sont à comparer à environ dix-sept millions d’hommes qui ont servi en son sein entre 1939 et 1945[144]. Depuis 25 ans et la fin de la Guerre Froide, les effectifs de la Bundeswehr [armée allemande] n’ont cessé de diminuer. L'âpreté des combats à l'Ouest du Rhin, à laquelle s'ajoutent les effets des désertions et des redditions, contribue à amputer ces forces des trois quart de leurs effectifs au cours des mois de février et de mars : 350 000 soldats (dont 60 000 tués) sont ainsi perdus pour la Wehrmacht à l'Ouest du Rhin. Le 2 mai 1945 l'armée soviétique prend définitivement le contrôle de la ville[107]. En août, l'attaque d'Avranches et le désastre de Falaise provoquent la défaite totale de la Wehrmacht, mettant en lumière une fois encore le manque de réalisme des ordres du Führer. Au centre du front, protégeant la région de la Ruhr, Kesselring peut s’appuyer sur Walther Model qui dirige le groupe d'armées B (que composent la 15e armée et la 5e armée blindée) et, au sud, sur le groupe d'armées G de Paul Hausser (composé des 7e, 1re et 19e armées)[18],[19]. 1. Toutefois l'ampleur de ces crimes est très inférieure à ceux commis sur le front de l'Est et dans les Balkans.