In this French version of the fable, he displays originality and includes certain details that are not present in any other text. 28L’interprétation de type physique n’est pas celle de Jean de Garlande, qui fait de Vénus le printemps, de Vulcain l’été, et de Mars l’automne : « Ver Venus est, estas Vulcanus, captus adulter / Autumnus nobis dans aliena bona45 ». 12Le passage offre un vocabulaire dont la richesse n’apparaît dans aucune des sources examinées, particulièrement dans les passages que le translateur ajoute à Ovide. fonctionscas3 However, it is in the second transposition, that of the interpretation, that he really departs from his sources: both “concrete” interpretations distinguish themselves from the writings of mythographers or from previous romantic narratives in their scale and their tone. 1Le récit des amours adultères de Mars et de Vénus est donné au livre IV des Métamorphoses et de sa « traduction » en langue romane, l’Ovide moralisé en vers du début du xive siècle. Vénus la Déesse de l’Amour, de la beauté et de la fécondité, selon la volonté de Zeus épouse Hépaïstos (Vulcain), ce dernier n'est pas le plus beau des dieux et Vénus n'est pas heureuse. Stanford Libraries' official online search tool for books, media, journals, databases, government documents and more. Quae quidem virtus prava consuetudine illiciti fervoris quasi cathena constringitur. Quod Vulcanus cum uxorem Venerem duxisset, et propter eius observantiam Marti copia non fieret, ut nihil aliud adsequi videretur, nisi sua stella Veneris sidus persequi a Veneri impetravit. 2En outre, si nous prenons « traduction » dans les différents sens qu’analyse Gérard Genette1, le moraliste fait suivre la « transposition formelle », ici « linguistique », d’une transposition « thématique », ou plutôt axiologique, suite hiérarchisée d’interprétations qui s’étend sur deux cent soixante-huit vers et enchaîne trois types d’interprétation. 21 Scriptores rerum mythicarum latini tres Romae nuper reperti, éd. De même, sa façon de rendre les mots « quae lumina fallere possent » par « Nulz homs ne les peüst trouver / N’apercevoir d’œil qu’il eüst »15, peut être soufflée par des gloses comme celles du Vat. Peut-on repérer des sources pour cette deuxième transposition ? 40 Au xive siècle, les auteurs ont une pleine conscience de leur « métier », et de tels éléments à valeur métatextuelle ne sont pas rares dans le texte ; nombreux sont les indices qui autorisent une telle mise en abyme : voir M. Possamaï-Pérez, L’Ovide moralisé. Pour les premières interprétations, il parle d’« expositions » ou de « sentences » et utilise les verbes « espondre », comme ici au vers 1488, ou « entendre ». Enfin cette vertu séduite par une habitude de débauche est montrée enchaînée par des liens très serrés. Ce tableau représente Apollon et Coronis, gravure de Daniel de la Feuille (XVIIème siècle) C’est le premier et le troisième Mythographes22 qui ont pu être sollicités pour fournir les mots des vers 1320-1321 : « Et il se sont entr’enbracié, / Tantost sont pris et enlacié ». Les Amours de Mars et de Vénus. Quae quidem virtus prava consuetudine illecta vinclis constrictioribus ostenditur catenata. Les amours de Mars et de Venus : ballet : représenté par l'Academie Royale de Musique, l'an 1712 / les paroles de M. Danchet ; la musique de M. Campra. De la même façon, les vers 1338-1341, qui développent à l’envi l’épisode du « rire inextinguible des dieux », pourraient être débiteurs des vers 585-586 du livre II de l’Ars amatoria : « Hic aliquis ridens “in me, fortissime Mavors, / Si tibi sunt oneri, vincula transfer !” ait34 » ; et l’insistance sur la honte d’être vus nus et en position fâcheuse dans les vers « Par tot fu la chose seüe / Que Vulcanz avoit prise nue / Sa feme aveucques Mars gesant » (1342-1344), a pu être inspirée par la description complaisante de l’Ars : « Non vultus texisse suos, non denique possunt / Partibus obscenis opposuisse manus35 ». 35La condamnation de l’amour humain peut venir de moralistes précédents : par exemple, le troisième Mythographe du Vatican fait de Mars amoureux de Vénus l’image de la vertu corrompue par le plaisir amoureux52 : Mars igitur complexu Veneris pollutus, id est, virtus libidinis illecibris corrupta, sole teste apparet, id est, tandem veritatis indicio rea esse cognoscitur. 17 C’est le mot qu’utilise F. Mora-Lebrun dans L’Énéide médiévale et la naissance du roman, Paris, 1994, passim. http://www.gratumstudium.com/latin/iseaid.htm L’histoire des amours de Vénus et de Mars est avant tout celle d’un adultère, conséquence d’un mariage contre-nature : car Vénus, la plus belle des Déesses, était la femme légitime de Vulcain, le plus laid des Dieux, le forgeron boiteux. Distribution : Mlle Heuzé … Et cette condamnation de la jalousie se trouve aussi longuement développée dans le Roman de la Rose de Jean de Meun51 : le mari jaloux est « li fous » qui épie les amants (v. 13816), et Vulcain « mout fu fos quant fere l’osa, / car cil a mout po de savoir / qui seus cuide sa fame avoir » (v. 13820-13822) ; « Trop est fos maus que jalousie, / qui les jalous art et soussie » (v. 14168-14169). Download Full PDF Package. Nous les publierons sur notre site une fois que nous les aurons examinées. 26 Si le TL en trouve un exemple dans le Tristan de Béroul, au v. 268 de l’édition d’E. Muret (Paris, 1903), le Dictionnaire électronique de Chrétien de Troyes (DÉCT) n’en donne aucun exemple, et il semble que le mot ne soit guère employé avant le xiiie siècle. Mars et Venus sous la couette Bien souvent, les hommes ont besoin de sexe pour voir leurs sentiments amoureux s'éveiller, tandis que les femmes ont besoin d'être amoureuses pour éprouver un désir sexuel. 44 Il s’agit cette fois de la méthode évhémériste. Le fait est révélé par le témoignage du soleil, c’est-à-dire que finalement la chose est connue par la preuve de la vérité. 30 Full PDFs related to this paper. Post jobs, find pros, and collaborate commission-free in our professional marketplace. READ PAPER. Les deux premières « expositions » sont des « relais sensibles », qui servent tout à la fois à « nettoyer » la fable de ses éléments inadmissibles pour la raison ou la morale, à lui donner un sens littéral acceptable, afin de pouvoir délivrer le sens spirituel (selon la théorie des « quatre sens de l’écriture2 »), et à offrir au lecteur non averti une sorte de tremplin qui lui permette d’effectuer ce que Gilbert Dahan appelle « le saut herméneutique3 », des significations sensibles aux significations intelligibles. lat. 1479 avec les copies qu’étudie Frank T. Coulson, comme le Vat. Toutes les informations de la Bibliothèque Nationale de France sur : Les amours de Vénus et de Mars - André Campra (1660-1744) « Les haulz abesse et les bas lieve, / Contre raison et contre droit » (1719-1720). 11 Mét., v. 174-176 : « La raison du mari et l’ouvrage que sa main façonnait lui échappèrent en même temps » (trad. Les guêpes sont peut-être une référence aux commanditaires du tableau. Pour cette petite veinarde de Nassima et les 4èmes qui aiment le subjonctif parfait et le subjonctif plus-que-parfait, mais avec un point bonus en cadeau sur 20 ... Apollon et Coronis Vénus est vêtue et contemple Mars dans son sommeil. 32 Il utilise en particulier les Héroïdes : on en a un exemple au livre IX, où l’Héroïde IX de Déjanire à Hercule explique la confusion entre Yolé et Omphale. Mars séduit par les baisers de Vénus, c’est la vertu corrompue par les charmes du désir. Les amours de Vénus et de Mars. 9 Mét., v. 171-172 ; Om, v. 1283-1284. 25 Voir par exemple la digression sur l’amour dans la version de la fable de Philoména, au livre VI, v. 393 à 448. Vulcain, n'avait plus qu'à inviter les dieux de l'Olympe admirer cette prise. Le ton est celui d’un éducateur, voire celui d’un prédicateur ». 37 Cf. Essai d’interprétation…, p. 239-251. Quelles sont les sources utilisées en vue de donner différentes interprétations à la fable, conformément cette fois à la théorie de l’integumentum, qui pousse les auteurs médiévaux à rechercher la leçon morale sous le voile de la mythologie antique ? et trad. For the translation of the fable, the translator, who knew Latin well and could translate it faithfully, sometimes chose the words by using interlinear glosses of the medieval manuscript of the, he had at his disposal. Il a donc prévenu Vulcain. 20Ainsi le développement de la saynète dans laquelle les dieux se gaussent des amants – et du mari cocu à la fois, a pu aussi s’inspirer des vers 4372-4373 de l’Eneas : « por quant s’en i ot il de teus / qui volsissent estre alsement / laciez o li estroitement ». 6C’est ainsi que, là où l’édition du poème latin par Georges Lafaye5 donne pour la narratrice de la fable le nom de Leuconoé, le Vat. 39 Les Romans de Chrétien de Troyes, III, Le Chevalier de la Charrette, éd. Un autre vers ajouté aux Métamorphoses, le vers 1346 (« Trop en fu Venus adolee ») vient peut-être du vers 582 du livre II de l’Ars : « Vix lacrimas Venerem continuisse putant36 ». 14La dénonciation de l’adultère s’enrichit dans la version romane des mots « ahonter26 » et « acointier27 » (v. 1289 et 1291), qui ne traduisent aucun mot latin. 16L’auteur du xive siècle connaissait les autres œuvres d’Ovide répandues au Moyen Âge et les a utilisées pour amplifier et éclairer les récits souvent très condensés des Métamorphoses32. Pour se faire, il fabrique et installe au dessus du lit de Vénus, un filet magique et invisible.Quand Vénus et Mars s'y rejoignent, le filet retombe et les capture. L’amour terrestre fait partie de ces « métamorphoses négatives » qui entraînent l’homme vers le péché (ici la luxure) et la damnation. 35 L. II, v. 582-583 : « Ils n’ont pas pu couvrir leurs visages, ni poser leurs mains sur leurs parties honteuses » (notre traduction). 10Par exemple, lorsqu’au vers 1291, le translateur présente Mars comme « Le dieu de bataille », il est peut-être redevable au Roman d’Eneas qui, relatant la fabula17 de Mars et de Vénus, présente l’amant de la déesse au vers 435618 par les termes « Mars, qui ert deux de bataille ». Vulcain est « l’outrageuse ardure » qui naît de la « jointure » de ces deux « étoiles » (v. 1519-1522). La passion qu’il déploie dans ces couplets moraux57 l’entraîne plus loin aussi que les romanciers qui l’ont devancé et qu’il se plaît à imiter. conj4_merab Il y a sans doute là l’écho de la condamnation du jaloux par Ovide dans l’Ars amatoria dont nous avons cité les vers 589-590. 34Cependant, malgré l’ampleur inégalée que l’interprète de l’Ovide moralisé donne à cette « istorial matire » et aux conseils de morale sociale pragmatiques et opportunistes pour les maris cocus, c’est lorsqu’on passe à « l’alegorie / que ceste fable signifie » (v. 1630-1631) que l’originalité de l’auteur de l’Ovide moralisé déploie sa pleine mesure. Vat., III, 11, 5 (notre traduction).

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